L’entreprise publique a profité du 15 août pour augmenter ses tarifs, de 1,9 % pour les ménages et 4 % à 5 % pour les entreprises.
Annoncés début août, les tarifs de l’électricité ont augmenté samedi de 1,9 % pour les ménages et de 4 % à 5 % pour les entreprises. Une hausse qui
s’ajoute à celle que le gouvernement avait déjà effectuée l’an dernier à la même date. Ainsi, le 15 août 2008, la hausse avait atteint 2 % pour les particuliers et 6 % et 8 % pour
les autres.
Pourtant EDF, dans son contrat d'objectifs, dit que l'augmentation de ses tarifs ne doit pas être supérieure à l'inflation. Il n'est donc pas normal de changer les règles et d'avoir près de 2% de hausse alors que l'inflation est négative (-0,7% en juillet).
La facture des quelque 29 millions de bénéficiaires s’alourdit donc de 2,3 % avec la nouvelle mesure. Laquelle n’est pas du goût d’une partie des syndicats et
des entreprises. Elle est également déplorée par l’association CLCV : « C’est un coût qui n’est pas anodin pour les consommateurs dans une période difficile ». Période de crise
économique mise aussi en avant par la Confédération générale des petites et moyennes entreprises : « Cette hausse va impacter de manière négative le compte d’exploitation des
entreprises », en évoquant des risques de « défaillance d’entreprises » avec des « incidences sur les entreprises […] notamment en matière d’emploi, quand on sait qu’il y a
15 % de fermetures supplémentaires de PME par rapport au second trimestre 2008 », prévient la fédération CGT de l’énergie.
EDF a distribué 2,5 milliards d’euros de dividendes au titre de l’année 2008 (soit 73 % de son bénéfice net), essentiellement à l’État, son principal
actionnaire, avec 85 % du capital.
Dans l’entreprise, les salariés luttent depuis des mois contre le blocage des salaires et l’externalisation des activités, notamment de sécurité. Ainsi, les
interventions de dépannage 24h sur 24 seraient confiées à des entreprises privées. Pour tenter de museler cette contestation, tous les moyens ont été utilisés par la direction et le
gouvernement ; Black-out total de l’information dans les médias, interventions des CRS et des gardes mobiles contre les manifestations, criminalisation de l’action syndicale et près de 300
agents menacés de sanctions disciplinaires, et pour certains de licenciement. Leur tort est d’oser rappeler à la direction ses obligations envers les salariés et les usagers et la notion de
Service Public.
Marie-George Buffet et Patrick Le Hyaric ont apporté le soutien actif du PCF aux travailleurs de ce secteur et interpellé le gouvernement.
Au regard des orientations du Grenelle de l'environnement et l'arrivée de la taxe carbone, on peut s'imaginer toute une série de hausses dans le domaine de
l'énergie.
En effet, Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste, a rendu le rapport demandé par François Fillon et propose un nouvel impôt, « la taxe carbone», visant,
selon ses mots « à dissuader les consommations énergétiques excessives ». En langage clair : 300 euros annuels supplémentaires pour le seul chauffage par ménage, 7 à 8 centimes d'augmentation de
l'essence au litre, 15% d'augmentation prévisible du prix du gaz...
La proposition de Taxe carbone, met en avant, une nouvelle fois, le principe « pollueur-payeur » dont l'efficacité est très contestée par de nombreux experts. Une facture de 32 euros (100 en 2030) sur la base d'une tonne de CO2, plus on polluera, plus ça rapportera. Cette taxe ne cherche pas à résoudre le problème des émissions et des modes de production. Elle n'incite pas à la révolution énergétique pourtant nécessaire. Elle consacre l'usager comme principal responsable de la pollution. Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen, appelle Nicolas Sarkozy à « tenir bon jusqu'au bout », sur ce nouvel impôt. C'est scandaleux.
Ainsi, la machine à inventer de nouvelles taxes est réactivée : 8,3 milliards d'impôts nouveaux dont plus de la moitié seront assumés exclusivement par les familles. C'est injuste et insupportable, particulièrement au moment où les salaires stagnent et les licenciements boursiers se poursuivent.
Le poids des impôts ne pèse pas de la même manière sur tous. Ce gouvernement allège les impôts pour les plus riches, les alourdit pour les plus pauvres.
Deux poids, deux mesures, ce gouvernement a fait clairement son choix. Sa taxe sert en fait à permettre de nouveau cadeaux au patronat (la Taxe professionnelle). Elle pèse contre l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat alors qu'il serait urgent de conjuguer progrès écologique et progrès social.
Promouvoir un nouveau mode de développement, s'attaquer aux défis écologique, c'est contribuer à la sortie de la crise et à la rupture avec les logiques financières. Le Parti communiste français est de ce combat.
VENEZ DIALOGUER AVEC VOS CANDIDATS
Le mardi 4 mars 2008 à 19H
À l’école LAZARE CARNOT, 18 rue des Monts Clairs 92700 Colombes
PARTICIPEZ AU COMITE DE SOUTIEN
En retournant sur papier libre ou par mail;
vos nom, prénom et adresse en écrivant
Je donne mon accord pour participer au Comité de soutien pour l’élection de Patrick Herbette.
A l'adresse suivante : Patrick Herbette 38 rue des voies-du-bois 92700 Colombes ou par
mail patrickherbette@wanadoo.fr
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