Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 14:02

A l'automne, Nicolas Sarkozy a programmé un projet de transformation de l'établissement public de la Poste en société anonyme. Il s'agit en fait de l'ouverture du capital à hauteur de 3 milliards d'euros pour « faire face », dit le pouvoir, à la «concurrence» en Europe à partir de 2011. Le projet remonte à 2008. Mis en difficulté, le gouvernement a dû le repousser à plusieurs reprises face à une vraie résistance de la population, chez des salariés et des élus. Ce projet intervient dans un contexte dégradé pour la Poste: fermeture de bureaux, réduction de l'offre de service public, notamment dans les campagnes et les villes populaires. Depuis 1997, La Poste n'embauche pratiquement plus de personnel à statut mais uniquement des contractuels; 43% du personnel aujourd'hui... En vérité, l'ouverture du capital, c'est la privatisation. En Europe et dans le monde, les privatisations postales n’ont engendré que baisse de la qualité du service, augmentation des tarifs, suppressions d’emplois et précarité accrue.

 

Selon les résultats « comptabilisés au soir du 4 octobre et validés par les comités locaux et départementaux », précisent les membres du Comité national contre la privatisation de La Poste, fédérant partis politiques (PS, Verts, PCF, PG, NPA, Alternatifs, etc.), syndicats (CGT, SUD, FSU, FO, CFTC), associations et collectifs de défense des services publics pour pointer le sérieux de la procédure, 2 123 717 citoyens ont émis un vote valide dans l’un des 10 000 bureaux installés sur tout le territoire français ; 31 701 d’entre eux (1,49 %) ont approuvé le changement de statut de La Poste et 2 101 040 (98,51 %) ont rejeté la transformation de La Poste en société anonyme.

A Colombes, 1626 personnes sont venues voter ; Non au projet gouvernemental de privatisation : 1583, pour : 36. Il est à noter que cette consultation s'est tenue sur 6 heures, sauf à la mairie bureau ouvert de 9h30 à 17h00. Résultats de certaines entreprises colombiennes : 363 votants  Non: 344 oui:19.

Alors que depuis samedi soir se multiplient des réactions honteuses, des réactions qui insultent la démocratie à l’image de celle du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, parlant de tricherie, le gouvernement doit prendre la mesure de l’exigence populaire exprimée.

 

Le PCF renouvelle sa demande au Président de la République et au Premier Ministre d’organisation d’un référendum. Ils ont tous les pouvoirs de le faire. En attendant que cette mesure soit prise, le projet de loi doit être sans délai retiré de l’agenda parlementaire.

 

La Poste et les télécommunications sont notre bien commun.

Au peuple, de décider de son avenir.

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 21:25

L’entreprise publique a profité du 15 août pour augmenter ses tarifs, de 1,9 % pour les ménages et 4 % à 5 % pour les entreprises.


Annoncés début août, les tarifs de l’électricité ont augmenté samedi de 1,9 % pour les ménages et de 4 % à 5 % pour les entreprises. Une hausse qui s’ajoute à celle que le gouvernement avait déjà effectuée l’an dernier à la même date. Ainsi, le 15 août 2008, la hausse avait atteint 2 % pour les particuliers et 6 % et 8 % pour les autres.

Pourtant EDF, dans son contrat d'objectifs, dit que l'augmentation de ses tarifs ne doit pas être supérieure à l'inflation. Il n'est donc pas normal de changer les règles et d'avoir près de 2% de hausse alors que l'inflation est négative (-0,7% en juillet).


La facture des quelque 29 millions de bénéficiaires s’alourdit donc de 2,3 % avec la nouvelle mesure. Laquelle n’est pas du goût d’une partie des syndicats et des entreprises. Elle est également déplorée par l’association CLCV : « C’est un coût qui n’est pas anodin pour les consommateurs dans une période difficile ». Période de crise économique mise aussi en avant par la Confédération générale des petites et moyennes entreprises : « Cette hausse va impacter de manière négative le compte d’exploitation des entreprises », en évoquant des risques de « défaillance d’entreprises » avec des « incidences sur les entreprises […] notamment en matière d’emploi, quand on sait qu’il y a 15 % de fermetures supplémentaires de PME par rapport au second trimestre 2008 », prévient la fédération CGT de l’énergie.


EDF a distribué 2,5 milliards d’euros de dividendes au titre de l’année 2008 (soit 73 % de son bénéfice net), essentiellement à l’État, son principal actionnaire, avec 85 % du capital.


Dans l’entreprise, les salariés luttent depuis des mois contre le blocage des salaires et l’externalisation des activités, notamment de sécurité. Ainsi, les interventions de dépannage 24h sur 24 seraient confiées à des entreprises privées. Pour tenter de museler cette contestation, tous les moyens ont été utilisés par la direction et le gouvernement ; Black-out total de l’information dans les médias, interventions des CRS et des gardes mobiles contre les manifestations, criminalisation de l’action syndicale et près de 300 agents menacés de sanctions disciplinaires, et pour certains de licenciement. Leur tort est d’oser rappeler à la direction ses obligations envers les salariés et les usagers et la notion de Service Public.


Marie-George Buffet et Patrick Le Hyaric ont apporté le soutien actif du PCF aux travailleurs de ce secteur et interpellé le gouvernement.


Au regard des orientations du Grenelle de l'environnement et l'arrivée de la taxe carbone, on peut s'imaginer toute une série de hausses dans le domaine de l'énergie.


En effet, Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste, a rendu le rapport demandé par François Fillon et propose un nouvel impôt, « la taxe carbone», visant, selon ses mots « à dissuader les consommations énergétiques excessives ». En langage clair : 300 euros annuels supplémentaires pour le seul chauffage par ménage, 7 à 8 centimes d'augmentation de l'essence au litre, 15% d'augmentation prévisible du prix du gaz...

 

La proposition de Taxe carbone, met en avant, une nouvelle fois, le principe « pollueur-payeur » dont l'efficacité est très contestée par de nombreux experts. Une facture de 32 euros (100 en 2030) sur la base d'une tonne de CO2, plus on polluera, plus ça rapportera. Cette taxe ne cherche pas à résoudre le problème des émissions et des modes de production. Elle n'incite pas à la révolution énergétique pourtant nécessaire. Elle consacre l'usager comme principal responsable de la pollution. Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen, appelle Nicolas Sarkozy à « tenir bon jusqu'au bout », sur ce nouvel impôt. C'est scandaleux.

 

Ainsi, la machine à inventer de nouvelles taxes est réactivée : 8,3 milliards d'impôts nouveaux dont plus de la moitié seront assumés exclusivement par les familles. C'est injuste et insupportable, particulièrement au moment où les salaires stagnent et les licenciements boursiers se poursuivent.

 

Le poids des impôts ne pèse pas de la même manière sur tous. Ce gouvernement allège les impôts pour les plus riches, les alourdit pour les plus pauvres.

 

Deux poids, deux mesures, ce gouvernement a fait clairement son choix. Sa taxe sert en fait à permettre de nouveau cadeaux au patronat (la Taxe professionnelle). Elle pèse contre l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat alors qu'il serait urgent de conjuguer progrès écologique et progrès social.

 

Promouvoir un nouveau mode de développement, s'attaquer aux défis écologique, c'est contribuer à la sortie de la crise et à la rupture avec les logiques financières. Le Parti communiste français est de ce combat.

 

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 15:03

Point sur les résultats

Malgré une participation en baisse à Colombes, 1432 électrices et électeurs ont voté Front de Gauche (+ 124 par rapport à 2004), soit 8,23% (+ 0,60%).

Le score national obtenu par le Front de gauche est de 6,47% (6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points par rapport aux européennes de 2004. Les scores progressent dans l'ensemble des circonscriptions.

Le Front de gauche dispose depuis hier de 5 élus :
·  Patrick Le Hyaric est élu dans la circonscription d'Ile de France (6,32%)

 ·  Jacky Hénin est élu dans la circonscription du Nord-Ouest (6,84%)

·  Marie-Christine Vergiat est élue dans la circonscription du Sud-Est (5,90%)

·  Jean-Luc Mélenchon est élue dans la circonscription du Sud-Ouest (8,15%)

·  Elie Hoareau est élu dans la circonscription des DOM

Les résultats pour la France, sont marqués, comme dans de nombreux pays d’Europe, par un niveau d’abstention record. Quatre électeurs sur dix seulement se sont rendus aujourd’hui aux urnes dans notre pays. Il faut dire que tout a été fait, au niveau du pouvoir comme de ses relais médiatiques, pour brouiller les repères, dissimuler les enjeux du scrutin, refuser le débat, et ainsi pouvoir continuer la politique de libéralisation, de concurrence à tout va, de casse sociale qui est celle de l’Union européenne.

Le seul signe d’espoir à gauche vient ce soir des résultats des listes du Front de gauche.

La démarche des listes du Front de gauche démontre qu’il y a décidément une place pour une gauche déterminée qui, dans le prolongement du mouvement social, oeuvre à rendre meilleure la vie de nos concitoyens.

Le Parti communiste entend poursuivre la démarche qu’il a initiée : travailler à la construction de fronts politiques unitaires porteurs de propositions et de projets alternatifs susceptibles de faire gagner la gauche et de répondre aux attentes sociales et démocratiques de notre peuple.

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 20:39
Vous avez voté non au projet de traité constitutionel européen en 2005.

Utilisez le 7 juin ce bulletin pour prolonger votre vote, pour changer d'Europe :

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 21:33

CHANGEONS D'EUROPE !

Il y avait foule au Tapis Rouge pour accueillir trois des candidats franciliens du Front de Gauche.

Venus des quatre coins de la ville, après avoir écouté les interventions des candidats, le riche débat qui a suivi entre les invités et la salle a montré l'intérêt que portent de plus en plus de personnes aux idées et propositions avancées. Il encourage à poursuivre le rassemblement à gauche et amplifier la mobilisation pour infliger un carton rouge à Nicolas Sarkozy, donner une perspective politique unitaire à gauche au mouvement social.

L’enjeu est clair, si rien ne change en Europe, ce sera la poursuite de politiques libérales actuelles et l’enfoncement dans la crise du capitalisme dont les gouvernements européens veulent faire payer la note de leur échec aux salariés, aux jeunes, aux citoyens.


le 7 juin nous pouvons, ensemble, créer l’événement politique de la campagne, il sera notre réussite et un grand espoir pour les luttes et les changements à venir, alors ne relâchez pas vos efforts pour convaincre votre famille, vos amis, vos voisins de voter et faire voter pour les candidats du Front de Gauche.

 

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 14:30
 

Ensemble,

nous vous appelons au rassemblement pour

changer d’Europe

 

Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo « plan de relance » de Nicolas Sarkozy est un échec complet. D’ailleurs les Français ne lui font plus confiance. Le 29 janvier, le 19 mars et le 1er mai ont rassemblé plusieurs millions de personnes, d’autres se préparent. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique.

 

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.

L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales actuelles et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des grandes orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.

En 2005, nous avons dit NON à l’Europe de la concurrence libre et non faussée.

Non à l’Europe des technocrates, du dumping social et fiscal, de la dictature de la Banque européenne, de l’alignement sur l’OTAN…

En 2009, nous voulons construire l’Europe dont nous avons besoin :

¨ Une Europe sociale, écologique et démocratique.

¨ Une Europe efficace contre la crise.

¨ Une Europe de l’égalité notamment entre les femmes et les hommes.

¨ Une Europe débarrassée des dogmes libéraux et des réflexes capitalistes.

¨ Une Europe force de paix.

 

C’est l’objectif du Front de Gauche initié par le PCF et le Parti de Gauche. Par-delà nos différences, nous savons que la crise du capitalisme que nous traversons est porteuse de tragédies si nous n’apportons pas d’alternative face à l’urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix sur notre continent.

Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.

 

À Colombes, le 7 avril plus de trente personnes se sont réunies et décidées de créer le Comité de soutien au Front de Gauche.

Le 14 mai se tient une grande réunion publique au Tapis Rouge à partir de 20H avec des candidats de la liste pour l’Ile de France.

 

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /2009 17:13

La démocratie locale en danger !

Balladur et Sarkozy : leur réforme n’est pas la bonne !

 

«  Dans vingt ans, mon souhait c'est que notre système soit fondé sur les régions et de grandes communes au sein desquelles elles continueraient peut-être à exister mais avec un rôle bien moindre, des ressources bien moindres, et une quasi-tutelle de la communauté de communes dont elles feraient parties ».

 

Cette déclaration d'Edouard Balladur a le mérite de la clarté. C'est une attaque en règle à la démocratie de proximité. Cette réforme si elle était mise en œuvre transformerait les collectivités locales en simples services déconcentrés de l'Etat. Réduits au rôle de courroie de transmission du pouvoir central. Ces territoires se trouveraient dans l'incapacité de conduire des politiques publiques spécifiques dans l'intérêt de leur population.

 

Les objectifs de cette réforme libérale sont donc clairs :

ü      Détricoter le maillage territorial afin de léguer les services publics locaux les plus rentables au secteur privé et ce par la mise en concurrence des territoires.

ü      Démanteler les instances démocratiques que sont les différentes collectivités territoriales par un charcutage électoral éhonté en éloignant les citoyens des endroits décisionnels.

ü      Se donner les moyens de gouverner contre l'avis des citoyens.

 

On est bien loin des motivations et grands sentiments affichés par la commission de M. Balladur ! Cette réforme proposée par le comité, inopportune dans un contexte de crise économique et sociale d'une ampleur jamais égalée, porte en elle la disparition progressive des départements, en cantonnant les conseils généraux à un rôle de prestataire social, sans aucune autonomie financière et fiscale et avec des élus non identifiés. D'ailleurs Edouard Balladur le reconnaît.

 

C’est pourtant l’inverse qui est nécessaire. Il faut renforcer la démocratie en plaçant le citoyen au cœur de la République et en donnant aux collectivités les moyens de leur politique :

 

Ø      Démocratiser les institutions locales. Il faut combattre l’éloignement des lieux de décision et développer la démocratie participative de proximité.

Ø      Développer et rééquilibrer durablement les territoires. L’État doit garantir l’égalité entre les citoyens et les territoires et non organiser leur mise en concurrence.

Ø      Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités. Cela suppose des impôts justes, progressifs et efficaces et donc une réforme globale de la fiscalité. Il faut moderniser la taxe professionnelle en taxant les produits financiers des entreprises pour qu’elles contribuent à une juste répartition des richesses.

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /2009 12:00

622 électrices et électeurs ont apporté leurs suffrages à Bernard DESTREM et Evelyne BOUCHOUICHA, soutenus par le Parti Communiste Français et le Parti de Gauche.

Malgré la faible participation à ce scrutin (21,73%), leur score est supérieur à celui de 2004 (+ 0,5%).

C'est un soutien à l'appel à des changements concrets, notamment en matière de logements pour tous, de poursuite de la baisse des impots locaux, de mise en oeuvre du contrat municipal, lancés par nos candidats pleinement engagés dans la majorité munipale de gauche.

Confrontés aux difficultés aggravées de pouvoir d'achat, de dégradation de l'emploi, 622 personnes ont répondu à l'appel de sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy.

Pour le 2ème tour, la gauche va se rassembler pour mettre en échec le candidat de la droite.

Avec les bons résultats des deux autres cantons de Colombes en 2008, la progression des candidats présentés par le PCF, est un encouragement fort pour exiger plus de justice sociale, dénoncer la loi Boutin sur les logements et le surloyer, revendiquer les moyens pour tous de vivre décemment.

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 21:27

 

PROLONGEZ VOTRE VOTE DU CANTON SUD
EN APPELANT VOS AMIS HABITANT  CE CANTON A S'EXPRIMER EN FAVEUR
D'EVELYNE BOUCHOUICHA ET BERNARD DESTREM SOUTENUS PAR LE PCF, LE PARTI DE GAUCHE ET DES CENTAINES DE COLOMBIENNES ET COLOMBIENS DE TOUTES SENSIBILITES
.



Bernard DESTREM
maire-adjoint
candidat titulaire

Evelyne BOUCHOUICHA
maire-adjointe
candidate suppléante



>Pour sanctionner la politique de Sarkozy
>Pour des changements concrets à Colombes après la défaite de Mme Gouéta

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /2008 15:08

La défaite de la droite est sans appel. Les Français ont choisi des projets locaux et départementaux à gauche. Ils demandent aussi une autre manière de gouverner que celle qui est mise en œuvre depuis dix mois par Sarkozy et son gouvernement. La défaite de Bayrou à Pau indique que les Français ont bien choisi la gauche pour sanctionner la politique gouvernementale et non les combinaisons centristes aux contours flous, dont on voit l'impasse qu'elles constitueraient.

La place prise par les communistes dans les succès de la gauche au premier comme au second tour confirme le sens de ce choix. Le PCF dirigera 91 villes de plus de 9000 habitants, dépasse largement les 13 000 élus. Dans les départements, il enregistre plus de 9% des suffrages et préside deux conseils généraux, le Val de Marne et l'Allier. Il est le troisième parti de France en nombre d’élus.

A Colombes, nos candidats aux cantonales enregistrent une nette progression. Sur Colombes-Nord-Est, plus de 12% (26,27% en 2001 et 38,75% pour 2008) et sur Colombes-Sud, c’est près de 2% (5,21%) par rapport aux législatives de 2007 (3,26%), le Parti ne présentant pas de candidat en 2001.

Le pouvoir fait la sourde oreille

Pourtant, depuis dimanche soir, Sarkozy comme Fillon répètent qu'ils garderont le cap. Autrement dit, ils jettent déjà le résultat des urnes au panier. Ils se gardent bien d'évoquer les grands problèmes quotidiens des Français qui ont motivé les électeurs ou conduit beaucoup d'autres à rester chez eux. Pouvoir d'achat, crise du logement, dureté des conditions de travail, précarité...

La gauche devant ses responsabilités

La question désormais posée aux partis de gauche est de savoir ce qu’ils vont faire de ces mandats. La première de ses responsabilités est de se mettre partout au service de politiques de justice sociale et de solidarité dans les territoires.

En matière de logement, d'aide sociale, de transports, de culture, de démocratie participative, beaucoup peut être fait.

Le PCF doit mettre tous les points d'appui conquis à l'occasion de ce scrutin au service de la résistance et de la mise en échec des politiques antisociales du gouvernement. L’atout démocratique doit être une dimension essentielle sur de vrais projets de changement. C'est l'une des leçons de ce scrutin. A politique nouvelle doit plus que jamais correspondre pratique politique nouvelle.

Il n’est pas suffisant de mobiliser contre Sarkozy pour gagner les prochaines échéances et réaliser les changements dont le pays a besoin. Il faut développer un projet, des propositions, un rassemblement pour être porteur d'une alternative pour le pays. Il faut créer une vraie dynamique de gauche.

Le Parti communiste est décidé à y  contribuer, en être un acteur actif.

Cela commence par le soutien aux salariés, aux citoyens en lutte.

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrick Herbette - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus